Comment avoir confiance en soi.

Le principe de la sonnette des dangers probables

Commençons par une petite expérience avec Juliette . Elle manque de confiance en elle, nous allons lui demander de réaliser deux tests. Le premier: aller chercher du pain chez sa boulangère habituelle. Elle y va sans soucis, par habitude, revient avec le sourire et le pain. Mission accompli. Deuxième test:

confiance en soiElle doit retourner chercher du pain et demander au boulanger de lui faire crédit. Juliette va avoir alors « sa sonnette des dangers probables  » qui va se mettre en action avec toutes une liste de raisons pour refuser:la boulangère ne va pas vouloir, ça ne se fait pas, tu vas essuyer un refus devant tous les clients. Que va faire Juliette ?
Analysons les causes profondes de ce changement
Avant, petit aparté sur notre cerveau. Son rôle principal est de contrôler le corps qui l’héberge: il veille principalement à quatre actions: boire, manger, se reproduire et le protéger.

Revenons à notre expérience et l’action du cerveau dans ce cas. Il est d’accord pour la première action (aller chercher du pain) mais il doit également « se protéger » hors dans la deuxième action, il y a un changement, une donnée inconnue, la réaction de la boulangère, des autres clients, de soi.  C’est la première fois que cette situation se présente, le cerveau n’a pas de faits analogues pour pouvoir déduire comment cela va se passer. Bref, c’est la panique, les mains de Juliette deviennent moites, elle transpire, son pouls s’accélère, elle stresse puis abandonne.

Pour ce qui est de la confiance en soi, on n’est pas seul à  décider.
On est deux, Il faut convaincre notre cerveau que c’est réalisable, dans le langage on dit : se raisonner, mais on le fait souvent sur soi-même, en essayant de se forcer et pas avec avec notre cerveau sur la véritable cause: La peur de l’inconnu.

Comment rassurer son subconscient
Vous avez peut-être déjà vécu cette scène de vie, un jeune enfant qui voit pour la première fois un animal, gros ou petit et qui ne veux pas s’en approcher, un chat par exemple. Il aura peur de ce nouvel être qui bouge, saute, miaule.avoir-confiance
Vous allez lui expliquer qu’il aime les caresses, que sa fourrure est douce, vous allez lui prendre la main et faire une caresse sur le dos de notre minet pour lui montrer qu’il n’y a rien à craindre. Très souvent au bout d’une minute, l’enfant joue avec le chat et veux le garder. Vous ne l’avez pas raisonné au sens intellectuel mais fait expérimenter sa peur pour en abaisser puis faire disparaitre les barrières.

Imaginons dans notre expérience du début que l’on souhaite faire la même approche avec Juliette, on pourra lui dire que dans  8 cas sur 10 une personne connue dans une boulangerie peut bénéficier d’un crédit temporaire, que face à cette demande il est plus facile de dire oui que non, et que si l’on vous répond « non » on vous donnera des justificatifs enfin que c’est juste une expérience.

Adulte ou enfant la méthode est la même.
Il ne manque que l’expérimentation, le contact pour l’enfant, la demande pour Juliette, L’ avantage avec notre cerveau est que si l’expérience se passe bien, un « oui » de la boulangère, le ronronnement du chat, votre cerveau va vous envoyer de la dopamine, vous allez vous sentir bien, serein, heureux d’avoir gagné ce challenge.
Juliette va gravi une marche vers une confiance en soi renforcée mais encore fragile, il faut parfois « plusieurs preuves » à notre cerveau pour que ce soit acquis pour lui.

Comme nous venons de le voir, l’ascension vers la confiance en soi est fait de petites explications avec son subconscient
C’est la somme de ces petites victoires qui créent votre confiance en soi. Elle peut commencer très tôt à l’école par un exposé devant une classe à l’écoute et des applaudissements à la fin (imaginer ce que le cerveau de cette enfant va en déduire pour ses futures actions) à l’inverse une honte devant cette même classe va avoir les mêmes effets, négatifs cette fois.

En résumé: Notre confiance en soi est un travail d’équipe
1 : Prenez le temps de relire cet article, trouver des moments de votre vie ou vous vous êtes trouvé dans cette situation.
2 : Analysez les causes profondes où vous n’avez pas osez.